Hors-champ, l’étang

Un astrakan ras,
Et noir. Soulève-le, la
Moire d’un miura
Une bande Velpo
Ceinture de soie qui ceint les
Reins du torero
Soulève ça. Autour
Des coeurs, des auréoles,
De la sueur aigre
J’attends qu’il pousse
Des cornes sur le front de l’homme.
Que son mufle fume
Son ventre d’ogresse,
La ville. Ce qu’elle digère est
Vert, couleur de bile
Elle me voit, avec
Mon étang sous le bras, « Ton
Galetas est là »
« Là » est si petit,
Que l’étang fuit, les roseaux
Bruissent « N’y vas pas »
Je caresse, la tête
De l’eau, celle des roseaux, doux,
Comme têtes d’animaux
D’arbre en oiseau, brin
D’herbe tendre. Vert heureux,
Menthe d’un blé d’hiver