Un filet d’eau
Un marbre s’ébroue,
L’esse d’un cou, du bec du cygne,
Comme d’une aiguière,
Un marbre s’ébroue,
L’esse d’un cou, du bec du cygne,
Comme d’une aiguière,
Un astrakan ras,
Et noir. Soulève-le, la
Moire d’un miura
Une bande Velpo
Ceinture de soie qui ceint les
Reins du torero
Soulève ça. Autour
Des coeurs, des auréoles,
De la sueur aigre
J’attends qu’il pousse
Des cornes sur le front de l’homme.
Que son mufle fume
Son ventre d’ogresse,
La ville. Ce qu’elle digère est
Vert, couleur de bile
Elle me voit, avec
Mon étang sous le bras, « Ton
Galetas est là »
« Là » est si petit,
Que l’étang fuit, les roseaux
Bruissent « N’y vas pas »
Je caresse, la tête
De l’eau, celle des roseaux, doux,
Comme têtes d’animaux
D’arbre en oiseau, brin
D’herbe tendre. Vert heureux,
Menthe d’un blé d’hiver
Perfection lente
Du vieillard décomposant
Sa danse, le matin
Son bras fend l’air, à
La manière d’un éventail,
Rosace à demi
Les autres vieillards,
Disposés en damier, roses
Noires des pantalons
Dans le parc, sous les
Aisselles des branches hautes, pendent
Des oiseaux en cage
Leur chant coule d’entre
Les barreaux de bambous, pot
De miel qui se brise
Les jours grossissent, une
Bulle de Malabar rosit
Au coin d’une bouche
Noircissant bouquet
De jonquilles. Son or, qui se
Ternit, jusqu’au bronze
Du pied, desceller
Une pierre du sentier. Dans le
Fossé, qui se pave