ce que vos yeux vairons

Mois : février, 2019

Rien ne s’y accroche

Les stelles. Rouelle de
La peinture. Dans mon coeur, elles
Sont cristal de roche

Figuier étrangleur

Un homme, solitaire.
Deux hommes. Invention du mur.
Rien jamais ne dure

Schola

Mon petit maître,
Cet après-midi. L’oiseau,
Bâtissant son nid

Deux oiseaux

Graine de tournesol
L’un picore son coeur tendre
L’autre sa cosse nue

Buchstaubzauber

Nihilomètre.
Poème-fleuve en basses
Eaux. Poussières d’os

Entre les lignes

Cartomancie à
La gomme. Je tends une main dans
Un gant. Jeu de paume

Tous les rhésus du rose

Le ciel. Siq de grès
Veiné. Le soir, jardin de
Pierre de Jordanie

Veiné. Le soir, rouge-verger,
Nuages. Pommes d’api

Veiné. Le soir, jus d’orange
Sanguine en lahar

Veiné. Le soir, jus d’orage,
De lauze en ardoise

Il n’y a plus de veine. Le
Soir s’est fait nuit noire

Et étant donné la madeleine

Clour le bec, on peut
Le faire avec un T, un
Thé peut faire l’affaire

Passer les pages surnuméraires du calendrier

Aux ides de mars. Au
Vide laissé par mars. Pont,
L’hiver au Léthé

Toutes choses étant égales par ailleurs

Le haut marronnier
Par le chas du sténopé,
L’arbre haut comme ma paume