À chacun, sa terre
Autre monde, que
Je dérange. Reposer le
Lombric à sa place
Autre monde, que
Je dérange. Reposer le
Lombric à sa place
Délimiter un
Carreau de terre en pensée,
Se saisir d’une pioche
Nuage. Le bulbe
De l’église est ensaché,
Comme un fruit précieux
M’en voudrais-tu de
Céder à la tentation
Du poème-fleuve, je ne m’éloigne pas, mon pied, celui d’un coquillage, reste fixé sur son socle de rocher, comme une excuse, je pourrais parler longtemps, à longs traits d’encre, sachets de thé noir, qui infusent sous la marée, je suis coquillage, et ne connais pas l’apnée, mais je me tais.
Mon pied me fait mal.
La chaussure est trop grande
Pour moi. Je rentre
Le coq a chanté
Trois fois, il s’est étranglé
Avec le mot love.
(Amour est trop long pour un haïku)
Bonté, amour sans
Sa fièvre puerpérale.
Rien de pathétique
Occurence rare
Du mot amour sous mes doigts
Aujourd’hui, deux fois
Boire, tout l’étang. J’ai
Un ventre de grenouille, qui
N’a plus son étang
Tête émergée de
Mon iceberg intime, poème.
Comment dire le reste