ce que vos yeux vairons

Mois : mars, 2019

Pâte à pastiche

Il coule, sous le pont
Du vingt-cinq avril, rouge,
Le Tage, lisboète

Estampe combustible

Branche de cerisier
En fleurs. J’ai froid. C’est du bois.
Branche de cerisier

Me carde

Je me sens mer des
Sargasses, emmêlée, comme
Un écheveau d’algues

Qui vaguent, quand l’eau les triture.

L’eau, un terme qui recouvre, l’amour, enfin, toutes ces choses solubles

Les feuilles de nénuphar

Bientôt, du fond de
L’étang, couvertes de leur
Placenta de vase,

L’attente

Il va se passer
Quelque chose, quelqu’un. Le ciel.
Tableau. A. Marquet

Les gammes

Pratiquée comme un
Sport extrême, la solitude.
Jusqu’à la chute. « Folle ! »

Précaution d’emploi

Le soleil en face.
Cligne. Sous la frange des cils,
Rouge, une coccinelle

Aral

« Je te regarde dans les yeux »
« Je te regarde les yeux »

Comme je te ferais
Les poches. Elles sont blanches, rien à
En tirer. (S)alar.

Posthistoire

Primitive, j’écris,
Proximité du papier,
Les cordes vocales

Sont faites pour vous étrangler

Musée de l’Homme. Au singulier, si singulier, qu’on le majuscule, et qu’on le place au musée. ?

La foule, où je me
Sens en île déserte. Tous ces
Récifs. L’inhumain