ce que vos yeux vairons

Mois : avril, 2019

Bambous, harmonica

Grains de riz verts, feuilles
Bruissantes lancéolées,
Doigt de verre du vent

La dame de carreau

Le feutre or et
Vert des pollens, au travers,
Y voir le printemps

Rien, strictement rien

Je n’ai rien en poche.
Avec strictement, je n’ai
Même plus de poche

Du verbe naît l’adjectif

Je lis « Il est mort »
Coeur de la phrase, qui bat,
Il est, autrement

Un baptistère

Par l’oculus, la
Pluie, le cénote se remplit,
Comme, à ciel ouvert

Schwester

Qui, pour s’asseoir à
Votre chevet, une main fraîche
Posée sur le front

Dimension du rêve

Polymorphie du
Temps, tantôt linéaire, et
Quand, se déroutant

Les souvenirs

C’est léger, il n’y
A plus de chair. Ils n’ont plus
Le temps à porter

Sous les cernes, les traces du sel

Quelle explication
De texte donner, à ces
Arbres rétifiés

Achéron

Torsion du bois, des
Gonds. Ainsi sont les portes,
Désormais. PasserJpeg