ce que vos yeux vairons

Alcian

Le film est colorisé
À une lettre près, on pourrait dire qu’il est colonisé par la couleur
Colorié
Comme le cahier de dessins d’un enfant appliqué, rien ne dépasse, rien ne bave, les blancs, leurs ombres noires se remplissent de gros aplats de gouache, les uniformes verdissent, les pommettes rosissent, des étoiles de mer rougissent à la place du coeur, et des branches de corail moussent à la commissure des bouches
C’était le printemps, il y a la mer, son primaire bleu

Une, et indivisible

Ses évolutions, en forme de rond, de 8, d’anneau
Derrière le carreau, l’appel, lumière miroitante, et ombres tremblées, un arbre transparent, entre elle et le soleil
Elle s’épuise, derviche-abeille, sa danse au ruban
J’entrebaille la fenêtre

Cendre de lilas

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