ce que vos yeux vairons

Mois : Mai, 2019

Formule alambiquée

De, il fait beau, il
N’y a pas de nuage, à
Rond or, sur fond bleu

Les cornouillers

Attendre l’automne,
L’incendie. Front de l’étang,
Sang en couronne

La pluie

Elle ne se révèle
Que sur fond noir. Rien ne sert
De darder le ciel.

Le long du tronc d’un
Arbre, où se coule le
Regard. Fait l’affaire.

Rideau

Ô momme léger
De l’eau, orient transparent
Des perles de pluie

C’est une pluie de cinéma

Qui abat sa grêle
Sur la fenêtre, moi je
Suis sûre qu’il fait beau

Réunis

L’éternité, un
Laps du temps, un peu plus long
Que tous les autres

L’homme-enfant est orphelin

Tout au bout de la
Dragonne, plus personne. Ni chien,
Ni ballon d’hélium

Ich bin ein Neander

Mon comté, boyau,
Cavité, Thal, de sapins
Planté. Noirs et clairs

Le goût du printemps

Celui de la pierre,
Que meule l’eau du torrent,
Les lèvres, au sang

Joues du poème

Celles, abricot, mots,
Rousseur d’éphélide. Celles, bords
Amers du noyau