Veto
Ce chien, à la tête prise dans le plastique d’une collerette, comme une grosse marguerite.
Ne se lèche, ni n’aboie, il ne voit rien.
Je tâte ma tête, à la hâte, geste réflexe, en miroir.
Mes doigts ne rencontrent rien.
Rien qui ne se voit
Ce chien, à la tête prise dans le plastique d’une collerette, comme une grosse marguerite.
Ne se lèche, ni n’aboie, il ne voit rien.
Je tâte ma tête, à la hâte, geste réflexe, en miroir.
Mes doigts ne rencontrent rien.
Rien qui ne se voit
Sous le lé de papier, elle a poussé, minuscule, île volcanique, entre deux rangs de motifs, exactement juxtaposés.
La crever ? bulle d’air, rétablir la symétrie, comme on redresse un tableau qui penche, et donne le tournis.
L’ordre des choses.
Je la conserve, au secret de la tapisserie, infime Homme Vert, pour ce qu’au mur lisse, incongrue, elle continue d’intimer le relief.
Soleil coruscant, mystérieux inchoatif celant mes goûts pacifiques, pascuan, Rapa Nui
Les oiseaux vont pieds
Nus poussiéreux. Mais leurs ailes.
Mantel d’un roi
Ziggourat, Babel
D’oiseaux, le haut marronnier,
Je n’y entends rien
Le coeur bourrelé
En sutures épaisses,
Le remords. Relief
Le cerisier, blanc,
Le pommier, rose, échange
De bons procédés
« Big Joe » Portagee
Porte un jean, et quand je dors
« Big Joe » porte un djinn
Sous le pont du Corbeau
Coule l’Ill, l’élodée
Chevelure d’Ophélie
Disque de Nebra
Cheveux cuivrés enroulés
La tresse, vis sans fin