ce que vos yeux vairons

Mois : Mai, 2019

Matin, nu

Lambeau de mémoire,
Perdue. Poème, qui à la
Nuit n’a pas survécu

Planétarium

Large tulipe noire d’un parapluie de berger, poinçons des mites de l’été dernier, un soir de pleine lune, en faire tourner la toile, comme un potier, laisser filtrer, de la dentelle dévorée ombrelle une cartographie inédite, celle d’une constellation, et de ses étoiles, en lent goutte à goutte

Des grands ensembles

En sortent, par deux
Homme, femme, enfant, canne, cabas,
Cartable. Einsam.

Cobalt

Jpeg

Ultra-violette

Comme, posé sur le
Bureau, un gobelet de
Stylos, aux iris

Suspendue, au crochet d’un vers

Épanouie en
Couronne, le ralenti d’une
Goutte d’eau, qui tombe

Papier d’emballage

Tendu, la peau sur
Les os qui saillent, kraft brun,
Une main. Bettelmann

Tapisserie

Son lisible envers,
Nul noeud, d’une ponctuation
Souterraine, faite

De fils emmêlés
Ne heurte le regard, le
Verso, en miroir

Une Ménine

À son oreille, une
Dormeuse burlat, croquée.
L’Infante a faim

Après la pluie

Entre les arches
De l’arc-en-ciel, un nuage
D’yeux, regard bleu

Des nuages en
Ocelles se mouvant sous
La brise, roue d’un paon