ce que vos yeux vairons

Vois-tu

Ce qui reste du rêve, je ne le frotte pas
Au coin de l’oeil, prise dans le fanon des cils,
La résine d’une concrétion, brisure
D’une perle baroque, à l’orient jaune à peine,
La nuit, et le mucilage des brumes,
Qui brouille la vue, ondulent, les lignes droites,
Avant l’éveil, le monde est sphère et courbes.
Je me roule en boule, sans fin, ni début

Double sens

Merle l’enchanteur, et le vent, enfants de coeur
Du jardin, dont ils dissipent aux quatre coins,
Sur le carré des simples, les terpènes du sapin,
L’encens sucré et tiède, qui circule autour
Du tilleul en cheveux, à la nuit tombée,
L’oiseau-ivre, comme un vieux sorcier, chope
La note, s’accorde à l’odeur.
Tout est juste et bon