ce que vos yeux vairons

Harmonie des sphères

Sur la colline fauchée, les cylindres,
Fûts doriques de paille serrée, qui n’en
Finissent pas de rouler, boules d’un cristal
Blond, tous les soleils épars sur le ciel d’Arles,
Dans un champ, pinceau-corbeau, le chevalet,
Poussière de la balle de blé, et le tableau

Les rêveurs

Soulevez les pulls. Leurs dos sont ceux de coccinelles,
Plus ou moins de pois, le compte n’y est pas, jamais.
Bancal, l’enfant seul, couché sur le dos, les yeux
Au ciel, ou au plafond, sur ses ailes, des ronds
Qu’on ne voit plus, effacés, avec le temps,
Il joue, silencieux, les nuages sont ses seuls cerfs-volants