Vol de nuit
par marronbleu
L’heure intercalaire, petite protubérance,
Entre la première de la nuit, et la plus noire,
Le champ-baleine rejette son bézoard,
Jonas, entre la glaise, et le rêve, de la
Fente des paupières d’Ivan Ogareff,
Le regard, mystérieusement tatar, la vis
Sans fin du corps de pierre d’une ammonite,
Une pièce de monnaie, je frotte son fer,
Jusqu’à l’aube, jusqu’à l’or, dans le premier
Rayon du soleil, l’éclat d’une plume, Homa !
Je broie du noir sur la pierre à encre,
Pour toute tablature, les lignes de la main,
Mais, scribe endormie, la plume et le poème
Se désagrègent sous mes doigts
Non, à l’évidence non, rien ne se désagrège sous vos doigts. Tout mue et mute, en revanche, et l’on ne sait plus, n’en déplaise à Pauwels, si le matin est dans la magicienne ou si la magicienne fait le matin…
Ce qui reste de la nuit, à l’aurore, un or qui a tourné, entre mes doigts, une folle batée, pyrite des songes, tout ce qui s’écoule n’est que sable