ce que vos yeux vairons

Langue

Sa brûlure, écrire au sang de l’oiseau-piment,
Se laisser toucher, le long bec est une aiguille,
Stylo-plume, est-ce un colibri, qui du nectar
D’un oiseau-de-paradis, poinçonne mon pouce,
Sa petite quenouille, si douce, y coud
Le tatouage-braille d’une poésie

Rien ne vient

Pleureuse, sans cortège, lissant ses cheveux,
Tout est prêt, les poignées de cendre, l’habit de
Corbeau, l’aigu, et les vibrations basses du
Lamento, je coasse, pensant Panthéon, et Malraux,
Un jour d’hiver. Mais rien, j’attends le chaland,
Tristesse, mélancolie, toute la liturgie des violets,
Les mauves crépusculaires, et leur pompe funèbre
Sont aux abonnés absents, ma grande douleur, d’opérette

Éligible à l’élégie

Temps de la suffocation, de la survie, ce jour,
Les oiseaux, haut, sont des cédilles, pendues
Aux basques du ciel, ils tournent, vautours de western,
Ça va mourir, râler dans les coins, je suis chanceuse,
Qu’ai-je à perdre, aujourd’hui, la fraîcheur,
Quelqu’un, en forme d’ami, un humain
Un fantôme, peut-être