ce que vos yeux vairons

Nicolas de Staël

Carré couleur sel
La maison, carré couleur
Bleu ciel, le ciel

Et cetera desunt

Ils s’agrègent en nuages, comme ces images brisées sans trêve, qui roulent au bout du cylindre d’un kaléidoscope, les mots, qui ont leur famille, leur couleur, ils sont limaille de fer, guidée par, l’aimant d’une saison, chaleur va avec sueur, au frimas, l’hiver
Les ranger par taille, séparer le jaune des gros du blanc des petits
Inventer de nouvelles catégories, ranger le coeur dans celle de l’orthopédie, fracture du myocarde
Blablabla
Cracher sa Valda, en disant, « Vous ne me déplaisez pas »

Le hic, est-ce le nunc

La retourner comme un gant, la peau du jour,
Conserver au dedans ce qu’elle a de chaud,
Pour l’hiver, leçon de l’écureuil
La salamandre sous le soleil ne tire pas de plan sur la comète

Extinction des feux

Le va-et-vient roux de l’écureuil, dans l’arbre
Une lumière douce qui s’allume et s’éteint,
Entre les branches, un petit néon, qui clignote,
De la chaleur, rien ne l’atteint, ni cilice, son pelage,
Mais complice, le soleil de la saint Jean

Je pense à l’Atlantide de l’ours blanc, qui s’éteint sur la banquise qui s’abîme, le crépuscule de l’animal sur son radeau, celui de la glace qui se change en eau

Un fruit sec tombe des mains minuscules du petit écureuil
Vivre.
Être de l’espèce d’Alice, devenir petite, et tomber.
Lueur d’aube, au fond du terrier