Extinction des feux
Le va-et-vient roux de l’écureuil, dans l’arbre
Une lumière douce qui s’allume et s’éteint,
Entre les branches, un petit néon, qui clignote,
De la chaleur, rien ne l’atteint, ni cilice, son pelage,
Mais complice, le soleil de la saint Jean
Je pense à l’Atlantide de l’ours blanc, qui s’éteint sur la banquise qui s’abîme, le crépuscule de l’animal sur son radeau, celui de la glace qui se change en eau
Un fruit sec tombe des mains minuscules du petit écureuil
Vivre.
Être de l’espèce d’Alice, devenir petite, et tomber.
Lueur d’aube, au fond du terrier