Sous la veilleuse

par marronbleu

Dans la couveuse, où je plonge la main,
Les flocons chauds et jaunes des poussins,
Ils dorment, leurs petites ailes parfois se soulèvent
Sur le coffre minuscule de leur bréchet,
L’odeur de plume tiède, les becs oranges,
Des épines dans le désordre, sur des boutons de rose,
Qui respirent doucement, l’un piaille
Je retire ma main

L’aurore orange et rose, le safran passé d’un sari
Pas un souffle d’air,
Rien ne remue les nuages, dans leur pépinière,
Rien d’autre, dans ma paume, que la couleur chair de ma peau