Le clocher et le réverbère

Être l’employé, peintre en bâtiment,
Projeter, lisser à la taloche, artisan,
Dazi-Zao, sur le mur,
D’une phrase, et sa coulure
Se vacciner au
Poison de la douceur, se
Surdoser. Toujours
La pancarte qui
Dit « Chien » sous-entend-elle que
Le chien est gentil ?
J’ai une grand-mère, et la lumière
Est le souvenir, qui se prend dans ses cheveux,
Un coquillage, à la nacre bouclée, perle
Qui s’irise, de cette teinte des vagues,
Avant l’orage, dans un lagon, vert, gris, et neige,
Une île très australe, juste avant qu’elle ne meure,
Là-bas, une caldera qui s’effondre dans les eaux
Derrière l’horizon, les falaises des Marquises
Planter, côte, à côte
Pour le pollen, un thuya de Chine
Un lentisque, pour la résine
Vaquer à d’autres occupations, pendant quelques années, si l’on peut.
Le temps de la pousse
Le moment venu, déplier un drap blanc, entre les deux
Un arbre pleure, ses larmes lentes, le long du tronc, jusque dans le grand mouchoir
L’autre se répand, pulvérulent, spores d’or, sur le suc
Entre leurs racines, les grains d’un ambre éphémère, qui fondra avec la nuit.