Sur le suaire

par marronbleu

Planter, côte, à côte
Pour le pollen, un thuya de Chine
Un lentisque, pour la résine

Vaquer à d’autres occupations, pendant quelques années, si l’on peut.
Le temps de la pousse

Le moment venu, déplier un drap blanc, entre les deux
Un arbre pleure, ses larmes lentes, le long du tronc, jusque dans le grand mouchoir
L’autre se répand, pulvérulent, spores d’or, sur le suc
Entre leurs racines, les grains d’un ambre éphémère, qui fondra avec la nuit.