ce que vos yeux vairons

Va-t-elle s’épanouir

Gris, sur gris, l’oiseau, le pavé
L’oiseau, tombé sur le pavé
Tremblants, ma main qui se tend, lui, il halète
Saunier, je cueille une fleur bise, pistil jaune de son bec
Devenir jardinier

Sillons

Le front de l’homme est
Un champ, sur lui, le reflet
Craquelé du blé

Sans maison

En été, chaud, froid
En hiver, isotherme,
La misère, l’homme nu

Infra, chanson

Écrit sur un rouleau de cuivre, une feuille d’érable, martelée
Les marques d’un petit bec, poinçons d’un pinson, à déchiffrer
Je ramasse la feuille, lobée, y voir le patron,
L’empreinte de la patte d’un oiseau,
Je passe mon doigt sur le rouleau de cire d’un phono,
Du bout du petit tube, comme au travers d’un bouchon de coton,
Gravées, les deux syllabes d’une note, leur piccolo, étouffé