L’oiseau

par marronbleu

Monde médiéval, animal, du moineau
Myriade des petites coquilles, un sable d’oisillons, innombrables
Les uns tombent du haut pignon, les nids se vident, comme la mer se retire,
Laissant sur le pavé la scorie des faibles, oiseaux surnuméraires,
Les autres, accrochés au bec de leurs pères, perpétueront au printemps le long trait joyeux de leur chant, leur choeur piallant taché parfois des petites ponctuations, traits noirs des silences d’une petite voix qui s’est tue