Fleur de camomille
Son coeur, coussin de
Couturière, une abeille et
Son aiguille se posent
Son coeur, coussin de
Couturière, une abeille et
Son aiguille se posent
Une pierre plate, sur l’eau
Noyau d’un cercle, qui se
Duplique, et se brise
Remonte, jusqu’à la
Racine du conte, juste
Avant l’étincelle
Porte cintrée du
Logis d’une souris de
Dessin animé
Sur le front, que cire la sueur,
un frison noir en accroche-coeur,
Gomina de la chaleur, Joséphine Baker,
Portrait d’une jeune fille, par Petrus Christus,
Regarde la goutte qui sourd, et suspend sa chute,
À la naissance des cheveux
Par la porte ouverte sur le large de la rue,
Des jets de vapeur, évents de baleine, et panache
De la brume, la dame du pressing, qui repasse,
Repousse vers son bandeau lisse,
Une mèche, et sa boucle moite
Je varie, d’ombrelle, à parapluie,
De gnossienne en gymnopédie
D’abris étanches, aux ciels les plus poreux,
Je suis pendule, mon coeur, ce long balancier
De laiton, dont le poids remonte, peu à peu
Jusqu’à
Une brume, entre les longues plates-bandes
Des blés, aplats de poussière jaune, uniformes, les épis,
Une bruine rouge et lin, bleuets, et coquelicots, pétéchies
La toile se fend
Béance du tableau, les
Oiseaux s’en effacent
Un fruit sec, et son écureuil
Gringolent vers la cime de l’arbre,
Qui est sur le point de croître
Je rêve.
Qu’il en soit ainsi pour moi
Je reviens sur des pas,
Petits cailloux de pain noir,
Pas japonais, on dirait (les enfants parlent ainsi)
Jardin, et la clôture de mon histoire,
Ces instants, qui ne sont pas encore,
Mais la bornent déjà,
Ces arpents secs,
Fertiles, et vierges,
Briques de broc de fondation,
Celles que je suis tour-à-tour-tout-à-la-fois,
L’histoire est plastique, se décompose
Le retour en arrière la régénère,
La redéfinit
Re, re, le préfixe-effraie, oiseau de nuit,
Vais-je marcher exactement
Sur les mêmes pas japonais,
Franchir la membrane mince du récit
Aujourd’hier, et science-fiction,
Bégayer, sans trêve,
Ânonner la même chose,
Point d’interrogation
Le ci-dessus poème, incolore,
Et sa lumière, bue,
Ce qui en émane,
La poussière le ternit,
Un tableau, dont le vernis
Assombri ensevelit les traits
Je voudrais le secouer,
Le retourner, ainsi qu’un matelas
Mettre au jour,
Les ors de sa face Été
Jaune, et ciel. Bleu, et blés,
Un jardin, Majorelle
L’adret, et le rêve