ce que vos yeux vairons

Mois : juillet, 2019

Jour de magie

Ocelles du soleil
Sur l’assiette vide. J’attrape
Un kumquat dansant

Papier-à-l’être

Les gens de lettres
Sont aussi des personnes, ne
Jamais l’oublier

Cadre

Le long lacet de
La laisse de mer, marie-
louise d’algues brunes

Haute pression

Un élenfant bleu
Trois rouleaux divins, la Terre,
Au creux de leurs bras

Trois degrés

L’été, lexique de
Grand brûlé, frisson dernier
De la fleur, qui fane

Les bruns et les gris.
Une tranche de pain, garrigue,
Le couteau craque. Je romps

Un récitatif
Combustion spontanée de
La voix qui s’éteint

Invisible

Un oiseau, tout d’or,
Dans le mimosa. Bec, et
Plumes, du merle

101010…

Bleu, noir. Il fait le
Jour, la nuit, l’oeil ne cille
Pas. Puis il cligne

Foehn

Gondolés, les sons,
Fonte des corps, un homme, en
Flaque, sur le trottoir

(Désordre, haïku)
Réversibilité de
La matière, enfouir
L’homme dans un glacier

Une pupe se meut,
Creuse un moulin au sein
De la glace, vive

La course

Lanceur de poids sans
Force, ce que j’ai à dire,
Tombe sur mes pieds