ce que vos yeux vairons

Mois : juillet, 2019

Sillons

Le front de l’homme est
Un champ, sur lui, le reflet
Craquelé du blé

Sans maison

En été, chaud, froid
En hiver, isotherme,
La misère, l’homme nu

Infra, chanson

Écrit sur un rouleau de cuivre, une feuille d’érable, martelée
Les marques d’un petit bec, poinçons d’un pinson, à déchiffrer
Je ramasse la feuille, lobée, y voir le patron,
L’empreinte de la patte d’un oiseau,
Je passe mon doigt sur le rouleau de cire d’un phono,
Du bout du petit tube, comme au travers d’un bouchon de coton,
Gravées, les deux syllabes d’une note, leur piccolo, étouffé

Voyant une grande bleue sur une vitre

Fabriquer une anche
Un peigne, aux dents fines, un papier de soie
Mon frère subtilise une feuille de Rizla Croix dans le carnet de notre grand-père
Le dispositif vibre entre nos lèvres, nous bourdonnons comme des mouches, éclats de rire

Échelle

Être le grain de
Sable d’un grain de sable,
Imperceptible

Le ciel en pétale de pivoine sur le chat en forme de point d’interrogation

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Ciel en pétale de pivoine

Jpeg

Jpeg

Il n’y a rien d’autre à faire

Faîte de la tour, l’homme
San Gimignano
veille à
La beauté du monde

Unicellulaire

Force centrifuge, appliquée
Au poème, qui se désagrège,
Motlécules, des sons, qu’aucun
Sens s’articule plus entre eux

La vinaigrette est prête.
Je sors les feuilles de salade sèche de l’essoreuse.

Soleil en cage, paume

Claire-voie des doigts
Devant le regard. Rougie,
La ligne de vie