ce que vos yeux vairons

Mois : juillet, 2019

Clocher et réverbère

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Persistance rétinienne

Est-ce

Couronne de perles,
Qui ceint la goutte d’eau, qui
Tombe, au ralenti

Ou est-ce

Osteospermum spatulé

Sous-bois

Palais de Dame Tartine, le sol croustille
Les feuilles brunes et sèches s’effritent, sous mes pas, une chapelure de Gavottes au chocolat

Une bibliothèque, cuir et vélin, cuivre de rouleaux esséniens que l’été tanne et corrode, jusqu’à la poussière, et l’oubli
La forêt craque, dans mon sillage, son chant poussiéreux, mes pieds, qui avancent sont des doigts rugueux, glissant sur le cristal enroué d’un Glassharmonika

Le soleil, bronze

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Trace d’iris

Jpeg

Elle me précède d’un pas

Jeune criquet, en cosse de petit pois frais
Ses pattes, un pantographe, qui se déplie sur un dessin que je ne vois pas.
Au jardin, la poésie ne me manque pas
Réarranger l’ordre des mots de la phrase, je suis ingrate

Rêves les plus fous

Sphinx-colibri
Pharaon-paradis, je dors.
Cryptozoologie

Incarnat

La pulpe d’une cerise
Nuit
Nos joues d’enfants, éclairées comme lanternes, du dedans, opalines, par l’ampoule de ces petites lampes-de-poche-crayon, dont nous gobions le lampion
Pêche de vigne
Robe de la Vierge, d’un grenat que dilue le soleil par la trémie du vitrail, et sur les dalles de la cathédrale, un tapis mouvant de fleurs, rose et or, dont je n’ose piétiner la lisse, arlequin de verre, fragile, un nuage l’efface
Du plus sombre, du plus sourd, au plus clair, jusqu’à la transparence de la chair
Rouge

La forêt, le soir, à feu et à sang

Le torrent, rougi
À la fluorescéine
Du soleil couchant

KV345 for KV64

A wolf’s gang in the
Kings’s Valley, Carter plays in
A cave. Sun rise