Dans l’embrasure
Entre
Là est le cabinet obscur
Voici mes cires
Figure du poème en chat, rien ne bouge, pierre noire hiératique, Bastet figée, sous la fourrure polie, nul muscle ne roule, ni la queue enroulée autour des pattes ne frémit, le chat est statue de sel
L’étang, ici, trois traits, bouquet vert des mikados, les roseaux, autour de la pièce d’étain du point d’eau, rien ne bouge, le mouvement des vaguelettes est suspendu, et fronce la surface pour l’éternité, le vent est de cette couleur indécise, ni grise, ni ardoise, sur les hauts de l’estampe, qui ne sent pas la vase, comment signifier le cri des foulques, je n’entends rien, des traits du dessin, je n’attends rien
Et la forêt.
J’écris « terpènes des sapins ».
Ouvre un flacon de térébenthine, et hume, les mots n’ont pas la mémoire des odeurs, il leur manque, la géométrie dans l’espace des sens
Vois, le seul humain de poésie ici, est un homme, Personne est Nemo, un marbre sous les flots.
Souffler dans ton nez, que tu vives, toucher quelqu’un d’autre qu’une feuille de papier
