ce que vos yeux vairons

Mois : août, 2019

L’oiseau

Épine d’acacia
Clou, au travers de son bec
Le bois et la proie

Est-ce le matin

Une pâte de verre
Se lève sur l’étang. Soleil
Sablé, ou la lune

Inclus, comme un corps étranger, l’hiver, en l’été,
Ce grain de sable, qui ne grandira pas, au coin de la paupière
À peine le point d’une perle, ronde, puis baroque, à la nacre éphémère
Son salar sur la joue

Papier bulle

La pluie pousse de
Toutes ses forces contre
La fenêtre

Toutes ces petites gouttes heurtent, ont des épaules de lutteur de foire, elles n’ont de cesse.
Je feinte et bascule la vitre.
L’angle d’attaque change

Anomalie

Un oiseau tombe. Qui,
Pour le croire, quand il disait
Avoir le vertige

Reflets, et la pluie

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Il pleut

Microscope d’une
Goutte d’eau. Le puceron,
Son vert jurassique

L’attraction

Il n’y a plus de
Gravité. Un meurtrier
Lévite avec un sage

Refrain

Il revient comme le
Cheveu blanc d’un piébaldisme,
Poème, à l’arrache

L’homme libre

Ressemble à l’homme
Livre de Folon, enfant
Libre, Summerhill