Rail de chemin de
Fer. Une échelle à un pan,
Mur facultatif
J’aime le kaki, il est astringent
Je n’aime pas le kaki, il est astringent
Que dit l’oracle, aujourd’hui
Tête au soleil, pieds
Dans le torrent, un taon me
Pique. Troisième brûlure
Cobalt, et grains de
Riz, le bol. Ciel de nuit blanche,
Cyan, cierges magiques
J’ai posé ma robe, à côté de moi,
Un corbeau, une corbeaute en dérobent des morceaux,
Je suis nue mais
Il y a sous la sueur, la peau,
Ce coeur, qui cogne, des profondeurs,
Et détourne leurs becs.
La robe, est noire de leurs plumes
Ils sont nus.
Qu’avons-nous fait
Je l’ai attendue,
Bête. Un chien, qui guette son
Humain, disparu
Je suis saüle, derrière
Saule aussi sur le petit
Paravent chinois
Entre les herbes éparses, la raréfaction
De l’eau, poudre, la terre. Une mouture grise,
Lessive sèche, fourrure pulvérulente du chat
Qui se roule, émiette de son arc vertébral la croûte du sol
L’ombre est sac de jute, perle, argile verte,
Taches fauves, qui caméléonnent sur son échine,
Chappaloosa, un collant faune galbe ses pattes,
La touffeur, et la lumière sautellent
Sur le chat. Dans le jardin, le flabellum
D’une branche dans la brise, brise l’instant,
S’avance le soir, en son désert qui bleuit,
Marine de la nuit. Puis, le rideau tombe,
Quelqu’un a soufflé sur les lucioles,
Le tableau noircit, lentement
Syncope du pas,
La danse se désaccorde,
Et tangue. Fandango