Roquette
par marronbleu
Fatiguer la salade
Sur la main, l’huile
Sur la gerçure, le vinaigre creuse son chemin,
Sont-ce les mots acides que notre peau retient ?
Les doux glissent, ceux que l’on oublie, dès que reçus,
Ce qui reste, l’amertume d’une feuille,
Et la brûlure, le vinaigre est grégeois,
Sous le bout du doigt
Faudrait-il dire blessure par mots comme on dit blessure par balles ?
Si oui, ce n’est jamais l’arme qui blesse, mais le tireur. Et l’on est touché que pour être resté à découvert…
Un mot-mine-antipersonnelle
Et le mot porte-mine
Le mot est un couteau suisse
Être à découvert, du panache
À couvert, sang apache
apache, panache
toujours reconnaît-on l’homme à sa plume
ce serait oublier le vent et ce qu’est le poids d’une plume
– mots : juste le souffle bruyant de l’esprit se mouvant d’une illusion à l’autre ?
De votre définition du mot « mot », je retiens l’adjectif « bruyant », qui je crois, lui sied.
Nous parlons, nous écrivons. « Beaucoup de bruit pour rien », souvent
Et le bruit, surtout, cette langue indescriptible, dont on ne saisit pas le moindre mot.
« Parlez-vous le bruit ? »
À cette question, je répondrais, en ce qui me concerne « Oui, sans le savoir, ☺ »