Alkékenges

La concession ne durera pas
La bruine est froide, et le vent cisaillant chasse les derniers pêcheurs, mes sharing partners
La couronne de l’étang est vide
Personne, les cabanes, comme autant de gemmes qui la sertissent, ont le ponton relevé
Je suis seule, avec le mauvais temps
Silhouettes vertes, et immobiles, félins à l’affût parmi les touffes de roseaux, les pêcheurs, silencieux, se sont diluées, la pluie
L’étang répond à mon désir, balance à fléau, son plateau penche en ma faveur
Mais la concession ne durera pas
Le temps varie
Grenat terne du corme,
Frotte la terre, en son coeur,
L’éclat d’une fleur
Son coeur est de ces
Forteresses, Salses, à
Demi enterré
Décor de théâtre
Les nénuphars redescendent
Au noir de la fosse