Lecture, dans les nervures
par marronbleu
Tu sens
Le froid, la fumée, la buée sur le pull
Le cuir de feuilles mouillées
On en fait des chaussures, qui sentent le souterrain, le champignon, l’aven dans l’obscurité
Les feuilles brûlent, et il pleut, panache du banya,
Des odeurs, des sous-odeurs, dans les volutes s’entassent du brin de tabac de fond de poche
Du cornet de papier que consume un marron noirci
De la pierre gréseuse, le vent qui tournoie et use les arêtes des blocs rouges de la cathédrale
Une gargouille pisse, rêveuse, dans le col relevé d’un passant, qui s’ébroue
Ça ne sent pas le chien mouillé, mais le cerf, violemment,
La harde autour de la mare, la prêle, l’eau dormante, corrompue de plumes, d’os, mais rien ne pue,
L’air balance les palmes des fougères, les premiers cristaux du givre
Sens-tu