ce que vos yeux vairons

Vertige

Un tronc creux, écorcé, vernis au tampon, pattes d’une hermine, et de ses aïeux, bail emphytéotique, l’arbre est occupé depuis, lire sur l’arbre, l’arbre généalogique de ses occupants, si longtemps
Avant l’hermine, il y eut, vois le lit de plumes, au fond du fût, une hulotte, un engoulevent
J’ouvre le vertico de bois sombre, ses reflets, auburn ici, dans un tiroir, une bogue, et sa châtaigne, clairs par là, Rosa sourit, un vent gris dans ses cheveux, la photo blondit, rosit, je passe ma main sur son ruban, qui bat, lent, les ailes d’un papillon, le retenir, les noirs et blancs d’un Trauermantel, et la photo se fige, sa cire a coulé si vite, m’a-t-elle brûlé le doigt, pas une cloque, ni chaud, ni froid, le rêve passe, sans laisser de trace. Un tronc creux

Poches sous les yeux

Les seules à fouiller.
Rien ne déborde, hormis un
Cil, une poussière

Ni vert, ni eau

Foin des roseaux, à
L’oeuvre, paillis, le givre
Siccatif, frr, frr

Tourment, Bosch

Elles pendent, de glace, ligne d’une herse,
Les stalactites. Au-dessus de la porte,
L’hiver installe son râtelier, et ses dagues
Transpercent, lorsque la nuit, deux ombres crasses
Les franchissent, pilleuses, la porte claque,
Elles partent, la bouche rouge, où les maux
Qu’elles grapillent, tournent et les navrent sans cesse,
Leur péché de grivèlerie, indélicates

De haut en bas

Amas nébuleux
Du gui dans les peupliers
Leds en lucioles,

Qui les constellent de
Grains de lait, une bille, sur un
Pal, moustache du chat

Alea

Posés sur la laisse,
Deux cubes en galet que la
Mer a peaufinés

Bercée

Toute la nuit se
Sont brisées argentines les
Vitres de la pluie

Le verre, en vagues,
Contre les volets, rafale
Du vent, maravanne

Paroles de l’arbre, phonétique

Jpeg

Dizygote

Forêt d’ombelles, sont-
Ce ciguë, baleines d’ombrelle,
Angélique verte

Le rouge aux joues

Absinthe, l’herbier,
Le ciel pâle se teinte, cresson
Des roseaux givrés