ce que vos yeux vairons

Ange/lus, Millet

Fends la fleur en deux
Justice du seul au monde, et
Les graines, les pétales

Fruit déguisé

Tire sur le ruban
Rouge se dépiaute la rose
Tomate l’épluchure

Freaks

Mendiant-faux-manchot,
Une manche vide, pour faire vrai. Il
Fait la manche, dans son

Gobelet, de la
Fausse monnaie, un franc, don d’un
Costume trois pièces

Le vent, dans les frondaisons

La mémoire desquame
Secouer la tête, bribes
Blanches, qui s’en détachent

Le stylo

Enfin, le stylet
La plume, un ongle, qui se
Fend sur un aubier

Morte, sur un banc

Si la feuille reste
Là. Sait-elle que l’hiver va
Arriver. Le froid

Le chat et la souris

Le fléau de sa
Queue bat la chamade, sa
Foulée se déroule

Elle creuse ses joues,
Ses côtes saillent, elle serre les
Lacets d’un corset,

Râle, et tousse, mouchoir
Sur le museau. Le chat ne
Joue pas au héros

Me rentre dans la gorge

Ton front, fronton de
Jaï-alaï, tout ce que je
Dis y rebondit

Nulle, et non avenue

Je dirais tout,
Jusqu’au moindre poil de mes pensées,
Tu te dirais, à raison
Que je te fais l’affront, impudente,
De t’envisager, sans imagination