Lanternes
Nuit noire, la forêt
Sous mes pas, s’allument, une à
Une, les oronges
Enfouie sous l’humus,
Une hibernation s’éveille
Et me sent. Enfuie
Nuit noire, la forêt
Sous mes pas, s’allument, une à
Une, les oronges
Enfouie sous l’humus,
Une hibernation s’éveille
Et me sent. Enfuie
Au compas sur le
Pré, un cercle de rosés.
Là. Un singleton
Sur le pignon, celles
D’un lapin. L’enfant dit Le
Mur a des oreilles
Un papier, dans le
Caniveau à sec, la pluie
Et il naît bateau
Sur une bouée à
Balancier, corne de brume,
Je me suis posée
Sitôt que la mer
Ne fait plus de vagues, sous mes
Pieds s’élève un cairn
Fleur de bougie, qui
Ne s’épanouit que la
Nuit, corolle. Fumée
Vous, fleurs in petto,
En serre de la nuit, que j’aime,
Mes perpétuelles
Marée montante
Des fleurs sur les pierres, laisse
De mer, chrysanthèmes