Diptyque, champignons
Au compas sur le
Pré, un cercle de rosés.
Là. Un singleton
Au compas sur le
Pré, un cercle de rosés.
Là. Un singleton
Sur le pignon, celles
D’un lapin. L’enfant dit Le
Mur a des oreilles
Un papier, dans le
Caniveau à sec, la pluie
Et il naît bateau
Sur une bouée à
Balancier, corne de brume,
Je me suis posée
Sitôt que la mer
Ne fait plus de vagues, sous mes
Pieds s’élève un cairn
Fleur de bougie, qui
Ne s’épanouit que la
Nuit, corolle. Fumée
Vous, fleurs in petto,
En serre de la nuit, que j’aime,
Mes perpétuelles
Marée montante
Des fleurs sur les pierres, laisse
De mer, chrysanthèmes
Au moment où vous
Passez, j’élève un coin de
Rue. Je tombe sur vous
Confessionnal végétal, et atermoiements
Ne pas aller vers la forêt
Pal, elle pousse en toi, doucement
Bambou transparent, qui évite tous tes coeurs,
Et ton organe vital
Tu crois la mer clémente, y disparaitre, fétu,
Entre les vagues, et leurs monts
Bercement, je suis enfant,
Les pieds dans l’eau, inéluctablement, je vais grandir,
Ainsi, qu’aquatique, mon intime échelle, bambou aux mille anneaux,
Caducée de verre qui demain, recevra astringente, ma confession
Celluloïd de la taille marquée d’un étranglement, celui d’un sablier
Cheveux en vagues, rizières étaģées, casque moutonnant, celui de quelque chérubin, Renaissance
Le sourire, Ange au sourire, réclame américaine, dame au look New Look, bonheur ultra-white
Les mains sont belles, l’angle, poignet cassé, celui d’une danseuse,
Les doigts effilés
Décapitée
Une statue antique-tronc
Une effigie longiligne de tuf blanc,
Retour au vague, de l’imitation de Brassempouy
Economie, ni bras, ni doigts
Aux pieds, le prix des éléments
Dans la vitrine, circule une image, en surimpression, une silhouette qui se hâte, manteau au vent, le parapluie convexe, petite antenne satellite, qui entraîne de son cerf-volant, la passante, qui court, arc-boutée, et disparaît de la vitrine, aussi vite qu’elle y était entrée.
Manteau beige, cheveux tourbillonnants