« La Guerre des mondes »
L’ombre de mon pied
Projetée sur une fourmi,
Celle d’une soucoupe
L’ombre de mon pied
Projetée sur une fourmi,
Celle d’une soucoupe
Éventail fermé
Profil de lame de couteau
Le vent change d’air
Pierre noire, sur papier
Le sanguin d’une joue à
La sanguine. Craie blanche
Le jour, où l’arbre
Choisit ses racines, jour de
Première communion
Rien ne le relie
Au sol. Lesquelles chausseront
Ses pieds. Elles, seules, savent
Four solaire, ses yeux
Concentrent en eux, vue du ciel,
Scène, du bas du monde
Pleurer aux éclats
Tu es banquise, t’étoiles, et
Te brises, naine blanche