La tache de vin
Sa ponctuation
Singulière, quoi que tu dises
Une affaire de style
Mystérieuse
Marque d’un tailleur de pierre,
Caractère usé
Toujours le même, le
Petit caillou blanc d’une
Typographie intime
Sa ponctuation
Singulière, quoi que tu dises
Une affaire de style
Mystérieuse
Marque d’un tailleur de pierre,
Caractère usé
Toujours le même, le
Petit caillou blanc d’une
Typographie intime
Ce poème, nucléus lisse, sans aspérité
L’empoigner, mais de quel côté, il est rond
Je lis, sa superficie, combien de lectures, pour l’entamer,
Trouver la fracture, en écarter les lèvres fermées,
Un mot vole, lame de silex, la crainte, d’en briser le sens,
Approcher, de son expression première, en son naos celée
La façonner, en
Forme de conque, sur l’oreille
La poser. Écouter
Travelling. Dans le trou noir de la caverne,
Promener une torche devant la paroi,
La fresque met bas, le galop d’un animal, saccadé,
Sorti de l’un de ces petits cahiers, feuilleté à la vitesse de la lumière, dessin animé de papier
Mais les jours de la torche sont comptés, consumée, sa suie sur les contours brouille, rend à la nuit, les chevaux, la prairie, le tableau, désaccordé
Je pense à tel poème ancien, lu aujourd’hui
Son coeur a battu, puis, le recueil fermé sur lui, dalle d’un caveau de carton, s’est à nouveau tu
Lecture, du hasard.
La périodicité d’un
Quasar. Tout s’éclaire
Profil, pareil à
Une ligne d’horizon,
Maigre, et lointain
À mesure qu’elle chante,
Les murs s’élèvent autour
D’elle. La réverbèrent
Elles attendent qu’il
Dorme. Se posent sur la viole,
Jouent pour la Sybille
Train, infiniment
Long, les marchandises, Traum und
Alptraum, bam bam-bam