Poutres, poutrelles
Carie d’un brin de
Persil, femme examinant
Ses dents dans la lame
D’un couteau. Je fais
Mentalement le tour de
Toutes mes scories
Carie d’un brin de
Persil, femme examinant
Ses dents dans la lame
D’un couteau. Je fais
Mentalement le tour de
Toutes mes scories
L’ombre de mon pied
Projetée sur une fourmi,
Celle d’une soucoupe
Éventail fermé
Profil de lame de couteau
Le vent change d’air
Pierre noire, sur papier
Le sanguin d’une joue à
La sanguine. Craie blanche
Le jour, où l’arbre
Choisit ses racines, jour de
Première communion
Rien ne le relie
Au sol. Lesquelles chausseront
Ses pieds. Elles, seules, savent
Four solaire, ses yeux
Concentrent en eux, vue du ciel,
Scène, du bas du monde
Pleurer aux éclats
Tu es banquise, t’étoiles, et
Te brises, naine blanche
À la gauche de la dame à l’écureuil et à l’étourneau,
Tout au bout du vague de son regard, et loin de la blancheur,
Le poste de télévision, ses histoires sombres,
Le froid, l’hiver, a-t-il neigé sur la dame,
Un pont s’effondre, l’oiseau sur la branche,
Répond-il à ses frères, répand-il le mauvais augure,
Le portrait se tait, à peine sent-on, tièdes, l’écureuil,
Et le berceau de la main qui le soutient,
Vagues des nouvelles, qui se succèdent en gros rouleaux, et rincent l’écran, la houle
« Une nouvelle loi entrera demain en vigueur… »
La dame tressaille. A-t-on parlé de bonheur, pour une fois