Poupées emboîtées
Noir, dans le ventre
De la nuit, dans le ventre
De novembre. Noir
Jupes de bois des
Matrioschkas, vase canope,
Cendres de soleil
Noir, dans le ventre
De la nuit, dans le ventre
De novembre. Noir
Jupes de bois des
Matrioschkas, vase canope,
Cendres de soleil
Le mur. D’un soupir.
Et la musique se barre
Paroles, sans filet
Roi-seul de ce qui
L’entoure. Arrive un autre homme.
Agrandir les terres
Qui sera le serf
Tous les jours, une, ou deux, ou beaucoup de petites portes, à ouvrir sur le passé, il n’est pas avare
Lire les figurines, écouter une voix.
Tréfonds d’un pavillon, imagine-t-on la stupeur de celui qui recueillit pour la première fois, les premiers grains de la poésie,
« Mary had a little lamb »
Celle que j’entends, lisant, ne résonne qu’en moi.
Nul autre truchement.
Du papier-écran dont je fais un cornet, et la voix paraît
Tessiture, sans début, ni fin
Mais de son timbre, je ne sais rien
Est-ce un acteur non
Démaquillé, cernes noirs,
Les yeux endeuillés
Un corps étranger,
Autour duquel se forme
Une nacre. Amour
Vapeur de cheveux
Orange. Tête de femme, une
Explosion solaire
Il conserve encore
La forme, la chaleur de la
Main à l’abandon