ce que vos yeux vairons

Mois : décembre, 2019

Sablier, désert

L’heure prodigue est
Revenue, par une fissure,
Le long du cadran,

Une ria, où le
Cours du temps remonte. Mais
Le veau a grandi,

Le père arbore sa
Tête de mort, l’arbre à came des
Aiguilles a rouillé,

Moulin arrêté,
Le vent a rassis.

Balançoire à fléau

Plume sur un plateau,
Le jour s’élève plus haut.
Nuit, en contrepoids

Disproportion

Voiture, rugissant
Troue la nuit, les tympans d’une
Foule endormie

Le mendiant

Posant une pièce,
Il amorce sa sébile,
Et attend. Pêcheur

Ensô

Assis au bord du
Tremplin, les pieds ballants, l’ange.
Il saute. In petto

En résumé

Bouton, calice. Rose.
Ouverte, grand ouverte, penche,
Un pétale tombe

À

Perdue dans. L’hiver,
La cuisine, toile d’araignée.
La mouche est au bout

Ici-bas

Un matin martien
Lever de brume, rosée
L’étang, aux dragées

Clausule

L’oiseau s’endort dans
Le froid, prélude, La ballade
De Narayama

Son obole

Au fond de la poche,
Retrouvée. Une pièce de
Monnaie, dépréciée

Petit soleil de
Cuivre de vaut-rien, réchauffe
La peau de ma main