Fou aux abois
Le Fou a perdu son Roi
Le Fou a perdu son Roi
Au Roi « À Toi, Premier d’entre les courtisans de la Reine »
Le Fou moque les courtisans
Le Fou n’aime pas la Reine
Le Fou aime la Reine
Il n’y a plus de quête, dit le maître à l’élève
As-tu une question ?
Écrire aux gens que l’on aime
Que l’on voudrait écrire sur eux
L’endroit, parcelle de peau derrière l’oreille
Poème dans un pli,
Qui bat sur la veine brûle-parfum.
Un mot se dissout dans les cheveux
Sueur sur le support,
Écrire encore. À demain
Neige, seule pays au
Monde. Silence, sa langue
Éphémère. Elle tombe
La grande lame,
(Plume bifide de stylo, celui d’un burelain géant, rostre, une loco fend
Les hautes plaines du XIXème, Far West,
Et la couche de bitume du sentier,
De plus en plus fine,
L’acier la racle, d’hiver en hiver,
Raboteurs de parquet, Caillebotte,
Hauts murs de plâtre chassés sur les côtés, limes de glace, corridor du manoir éventré par le froid de Varykino
Passage à pied sec de la Mer Blanche, décembre, jusqu’aux racines du thalweg, pousser doucement les troncs, et les arbres tournent sur leurs gonds, entrer
Terre ! Terre ! La neige ! Et le torrent fume, son évent de baleine blanche !)
Drapeaux rouges flottants, comme des bannières, Mittelalter,
Monte, vieux dragon ferraillant, chasse-neige, jusqu’à la maison.
Replier sur soi
La coque, omoplates serrées
Entre, goélette