Cernes, feu

Aurore de laboratoire, boréale de polyester
Artefact
Un voilage de nylon ondulant
Noir, et damas scintillant,
Et sa reptation,
L’air chaud du radiateur, capturé dans ses anses, l’éventail des plis,
Et le néon de l’enseigne, croix verte clignotante d’une pharmacie,
Qui se répand, du dehors au dedans, pomme acide, sur fond noir,
La rue est à la nuit
Et j’ai là, dans l’obscur de la chambre,
Palpitant, à la fluorine,
Le spectacle, Laponie de carton, d’un rideau, et de ses errements
Ronces transparentes.
L’hiver déchire les doigts,
Ses épines, le froid
Sur le rebord des
Yeux. Une laisse de sel se perd
Dans les cils, le froid
L’arbre perd pied, que
Reste-t-il de ses racines
Recueillir, ses cernes
L’homme, sous le sapin
L’homme sous les branches de sapin
Dort sur le trottoir
Gouttes de pluie, les
Attraper au vol, puis, les
Déposer au sol