ce que vos yeux vairons

Mois : janvier, 2020

Isthme, Ogier

Tu es de ces statues ensablées,
Marbre au jour, rongé,
Figures en miroir d’une carte à jouer,
Je creuse, vers ta part gisant dans l’ombre,
Parler à ses couleurs de matin premier du monde,
Celles que le sel, soleil amer, n’aura pas corrodées

Collision

À l’instant, le vent
Me fit fétu. Puis, à mon
Corps me rendit. Os,
En trop
Tout n’est pas à moi

Coeur de la joue

Du dehors jusqu’au
Dedans, rouges, la peau, la dent.
Celles qui brûlent le moins

Éléments de la figue

Jpeg

Figue

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Comme il faut, et puis…

Monolithe de bois, ich, ébénichts
L’encre de Chine noire, une goutte
Qui se penche, et grise l’onde
Limpide de sa pollue
Du cil du pinceau, une larme,
Ô, dilue !
Mais le sel, dans l’eau
Qui se gâche
Pleurs
Pluie de fleurs
Calligraphie de l’arbre à fruits
Ramboutan, kanji

Lé, glace

Jpeg

Poème anéchoïque

Noir cabinet florentin,
Galet roulé lisse,
De cette matière-forteresse que nul ongle n’entame,
Et lourde, et dense,
Roche météore,
Son cratère, invisible, il est si grand,
Tiroir, dans le tiroir,
Avec la lumière, c’est là, où tu te tiens

L’étang, la nuit

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Titubes-tu

Être alcool. Paume tiède,
Qui me carousselle dans
Le verre. Je titube