Impression blanche
Oignons. Épluchures.
Laisser le regard sur le
Monde se troubler
Papier de lai sur
Le pas-de-porte. Trident. Pas
D’oiseau sur la neige
Oignons. Épluchures.
Laisser le regard sur le
Monde se troubler
Papier de lai sur
Le pas-de-porte. Trident. Pas
D’oiseau sur la neige
Deux mondes, qui se font
Face, ceux que le train transporte
Le premier voit son paysage s’éloigner
L’autre, le prend de front
Je regarde le second, que l’avant aspire
Je suis Neander, il est Cro-Magnon
De rayon, en rayon,
Nouvelles Galeries,
Sampuru, tout est plat,
Les fleurs dans les vases de crépon,
Le cristal, le velours noir du fond,
Le vin, figé par les ans, poudre de tanin, et pas de saint Janvier,
Le ressort d’un citron pelé,
Je mords, des plumes plein la bouche de gibier,
Le raisin de papier sur le menton,
Tout est faux, tout est semblant
J’éteins la lumière
La bougie, sa flamme longue comme une jambe fume,
Du verre à pied, au miroir rond, billard à trois bandes,
Continue de briller
Accélération, une fleur s’épanouit,
Mille et mille plans mis bout à bout,
Un fruit pourrit,
Marée verte, la fraise a les reflets
D’un Zurbaran, extase, et agonie,
Comment suis-je verte.
Glauque, glauque.
Discerne, choisis
Filaments sous le
Ciel, kelp au Stabilo se
Mouvant, boréal
Le goût de l’odeur de la fumée,
Feu de bois, sur les toits pris par la gelée,
Le ciel gris, dénudé.
Celui du thé qui refroidit,
Les oiseaux ne font pas partie du paysage,
Ils sont au nid, cette boule bise, sous l’aisselle du sapin,
Ce bubon. Il n’y a rien d’autre de tiède, ici