ce que vos yeux vairons

Mutation

Je dors debout. La
Fourche de deux brindilles sous les
Bras, et m’enracine.

Tu rêves

Arbre endormi. Une
Forêt de doigts de pied au
Pied du lit, racines.

Tombeau

Dans le qanat à sec,
Restes fossiles de l’eau, ses
Os, sous le salpêtre

De la vitre

Un bruit sourd. L’oiseau,
Interdit. Étourdi. Le
Verre retrouve son teint

Faire ses carreaux

Froisser les journaux
Les plus noirs, en exprimer
Les sucs, l’éclaircie

Avril

Jusqu’aux vitres qu’il
Verdit, petite laine des
Pollens en dépôt

Le peintre

Son chapeau, bateau
Aux voiles de papier journal,
Le plafond blanchit,
Les mauvaises nouvelles aussi