ce que vos yeux vairons

Novembre en printemps

Transportez-nous sur des tapis volants,
Pour des Toussaints de cimetières mexicains,
Des couronnes de fleurs vraies,
Celles des pompons de laine aux couleurs fraîches,
Bouquets de papier crépon, s’il se pleurait de trop,
Ce serait mouchoirs, sous nos yeux, des pétales
Rouges, et cyan, les coquelicots salés, et les bleuets,
On les aurait emportés,
L’alcool au citron vert,
Les bougies, une mèche en flammèche sur le crâne,
Sur les maisons des morts
Le soleil, en équateur

Glück auf

Non accompagnés
Ils voyagent, des enfants seuls
Dans un train, les morts

Ammonite d’argent

Tranche crantée, roue d’un
Moulin. Sous le pied, trésor
Semé. Pièce d’un franc

Spirale, la pluie, lustrale

L’escargot hors de
Lui sort-il de sa coquille,
Littéralement

Et, Pierre-Percée

Certaines couleurs se
Sont rendues indispensables,
D’autres, indisponibles

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