Le magasin aux vivres
par marronbleu
Quel qu’hermétique qu’il soit, le verre, poreux par les bouchons de liège, ceux des pots d’herbes, et d’épices, dans le tiroir
Dans le tiroir, une Babel qui transpire par les couvercles à vis des pots de confiture, dans les coins, comme des crottes de souris minuscules, des graines de cumin, une garrigue d’origan séchant, pendue par les pieds, les voix traînantes, Sei gesund ! par le grès bleu des Betschdorf à chou, et les cigales, la bourrache, violette poilue, et les rouleaux de cuivre de la cannelle, Qumran
Un brassin, et son conciliabule
Sur certains pots, l’étiquette à la main, le nom en babélien, et la photo des herbes sèches, visages aux aromates, leur parfum vivace
Anne, vous êtes toujours capable d’évoquer des atmosphères et de donner vie même à des choses inanimées! Félicitations,🙏🌹🌹
Sur la dernière ligne, ou plutôt devrais-je dire, sur la dernière étagère du texte, il y a des pots, souffler sur la poussière, on voit dessous, dessin s’animant, des nuages de visages. Merci, cher Marcello
Merci à vous, chère Anne🌹