ce que vos yeux vairons

Mois : Mai, 2020

Pour un petit bec

L’éponge, sur la toile
Cirée, tas de miettes. Dans la
Main, un petit pain

Soulever le boisseau

Il est anthracite,
Comment le voir, l’oiseau est
Nuit noire, mais, corbeau,

Avalant un ver
Luisant, dessous l’aile de geai,
Sourd un rayon d’or

Le temps de la cerise

Jpeg

La pluie belle

L’eau ruisselant dans
Les gouttières, Pavlov, je pense
À bruxellant, Brel

Lost in translation

Tartan, les toits
L’individuel de chaque tuile humide de pluie, un pixel
Et le soleil, maintenant, en feu grégeois
Un nuage passe et tout un pan brique vire à la patine, ici, celle d’une régule moussue, là une incongrue canal, abri d’une improbable cigale prend l’eau
Vu d’en haut, dans l’oeil d’un oiseau
Des champs, d’une céréale d’argile, qui ondoient
L’ovale d’un stade, dans un pays d’extrême-orient, de grands cahiers tendus à bout de bras, qui s’ouvrent et se ferment, au rythme des fresques, chassant l’air, et les couleurs, de ces papillons de papier, une musique stridente
Ça piaille
Commentaires, staccato d’un oiseau, à propos du spectacle
Ou pas.
Ne pas leur prêter n’importe quel propos

Temps mort, Alice

Coquille dextre, qui pousse
L’escargot vers l’avant,
La senestre, montre à gousset,
Qui remonte le temps

Alvéole

Abeille débutante.
Et cependant. Perfection
De son hexagone

Je fais des carrés dans l’eau

Rose, et suie

Torchère sur l’usine
Solvay, dans l’air chaud, monte une
Aile de coquelicot

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Influx

Une synapse longue comme
Le bras, pousse, fraternité
Compassion piété

Que restera-t-il,
Après, de cet animal
Aux trois tentacules

Hippocampe

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