ce que vos yeux vairons

Mois : Mai, 2020

L’éclat

Samovar, nuit et
Jour, pour le thé. Soleil, brille
Encore, quand tu dors

Plein, délié

Dérouler une sphère
De mousse à plat. Tapis de
Fleurs. Kokedama

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Pluie en damier

Mammatus en pis
Une vache pie rumine. Lait, tourne
À l’orage, réglisse
.

Sous la loupe se calcine

Jpeg

Sac de noix

Cerneau. Tu cherches
En miroir son jumeau
Brun, son tain se brouille
Tes yeux se brouillent

Planche, sous la loupe

Jpeg

Prière de ne pas toucher

Ramené à la
Lumière, trésor, se dissipe,
Les os, en poussière

Soleil, ombre en figue

Jpeg

Le magasin aux vivres

Quel qu’hermétique qu’il soit, le verre, poreux par les bouchons de liège, ceux des pots d’herbes, et d’épices, dans le tiroir
Dans le tiroir, une Babel qui transpire par les couvercles à vis des pots de confiture, dans les coins, comme des crottes de souris minuscules, des graines de cumin, une garrigue d’origan séchant, pendue par les pieds, les voix traînantes, Sei gesund ! par le grès bleu des Betschdorf à chou, et les cigales, la bourrache, violette poilue, et les rouleaux de cuivre de la cannelle, Qumran
Un brassin, et son conciliabule
Sur certains pots, l’étiquette à la main, le nom en babélien, et la photo des herbes sèches, visages aux aromates, leur parfum vivace

Brins, tabac de Turquie

Fougère sous la pluie
Ce soir, poser une chaussure
Usée. Cuir, Russie
Puis, prendre l’eau