L’éclat
Samovar, nuit et
Jour, pour le thé. Soleil, brille
Encore, quand tu dors
Samovar, nuit et
Jour, pour le thé. Soleil, brille
Encore, quand tu dors
Dérouler une sphère
De mousse à plat. Tapis de
Fleurs. Kokedama

Mammatus en pis
Une vache pie rumine. Lait, tourne
À l’orage, réglisse.
Cerneau. Tu cherches
En miroir son jumeau
Brun, son tain se brouille
Tes yeux se brouillent
Ramené à la
Lumière, trésor, se dissipe,
Les os, en poussière
Quel qu’hermétique qu’il soit, le verre, poreux par les bouchons de liège, ceux des pots d’herbes, et d’épices, dans le tiroir
Dans le tiroir, une Babel qui transpire par les couvercles à vis des pots de confiture, dans les coins, comme des crottes de souris minuscules, des graines de cumin, une garrigue d’origan séchant, pendue par les pieds, les voix traînantes, Sei gesund ! par le grès bleu des Betschdorf à chou, et les cigales, la bourrache, violette poilue, et les rouleaux de cuivre de la cannelle, Qumran
Un brassin, et son conciliabule
Sur certains pots, l’étiquette à la main, le nom en babélien, et la photo des herbes sèches, visages aux aromates, leur parfum vivace
Fougère sous la pluie
Ce soir, poser une chaussure
Usée. Cuir, Russie
Puis, prendre l’eau