Nu
Le héron s’ébroue
La cendre aux pieds de ses pattes
Il a disparu
Le héron s’ébroue
La cendre aux pieds de ses pattes
Il a disparu
Incrémentation
Aiguilles, étoiles alignées
« Ding », dit le jacquemart
Tu te penches sur sa
Couleur, fleur de violette, son
Odeur est muette
L’oiseau, défendu,
Sous la serviette. Sa blessure
Bée. Bouche, broie sa tête
Sur l’arcure de son
Bec, l’éraflure, soleil, un
Temps bref, brille moins fort

Pas de contremarche
À chaque pas, une claire
Voie, un horizon
Ses pieds, lotus d’or
Casser la terre cuite jusqu’à
L’os. Les démêler
Gulliver
Transportez-nous sur des tapis volants,
Pour des Toussaints de cimetières mexicains,
Des couronnes de fleurs vraies,
Celles des pompons de laine aux couleurs fraîches,
Bouquets de papier crépon, s’il se pleurait de trop,
Ce serait mouchoirs, sous nos yeux, des pétales
Rouges, et cyan, les coquelicots salés, et les bleuets,
On les aurait emportés,
L’alcool au citron vert,
Les bougies, une mèche en flammèche sur le crâne,
Sur les maisons des morts
Le soleil, en équateur
Non accompagnés
Ils voyagent, des enfants seuls
Dans un train, les morts
Tranche crantée, roue d’un
Moulin. Sous le pied, trésor
Semé. Pièce d’un franc